Après un premier album fort en évènements, une longue série de concerts en France et en Europe, les transmusicales de Rennes, le Festival Radio France de Montpellier, des premières parties de Bumcello à Dub incorporation, en passant par Ceux qui Marchent Debout, Tribeqa est aujourd’hui une référence incontestable de la planète Afro Soul Jazz française, et revient en force avec ce nouvel album.
Medley en écoute
Jazzy world
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Power
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Album mythique malheureusement introuvable dans son édition originale, Troupeau Bleu est une œuvre majeure de jazz funk que Cortex enregistra en 2 jours de juillet 1975 au studio Damiens à Boulogne.
Cortex - Troupeau bleu
Ré-édition pour la 1ère fois d’après les bandes originales (500 ex. dont 150 pour la France)
Composé intégralement par Alain Mion, fondateur du groupe, cet album est un concentré des différentes influences de ce pianiste de jazz surdoué.
Le disque s’ouvre sur La Rue, pur morceau de jazz funk embelli par les performances vocales de Mireille Dalbray, la chanteuse du groupe au timbre si particulier. Suit une ré-interprétation jazzy de Colchiques Dans Les Prés assez anecdotique et L’Enfant Samba, un titre exotique au tempo chaloupé.
Le disque prend ensuite des allures pop avec Troupeau Bleu, qui est avec Mary et Jeff, le titre phare de l’album : on est littéralement envoûté par Mireille Dalbray dont la voix reste gravée en mémoire après la première écoute du refrain.
Après 5 ans d’existence, Underdog vous propose de découvrir sa jeune histoire sur cette première compilation exclusivement réservée au numérique.
L’occasion pour vous de retrouver tous vos artistes préférés : B.Alone, Fanga, Tribeqa, Flox… et de naviguer entre Groove, Afro, Soul, Jazz, Reggae, Pop et Electro.
Compilation Underdog Records - Fab five years
Tracklist
B.ALONE Time Is Love
FREDDY McQUINN Superstar
MALKO No Go
MOLECULE Faluja
FLOX Killing U And Me
FANGA BAssi Te
FANGA et FLOX Natural Juice
CONGOPUNQ Candy Goddess
DAJLA feat Dr Madd Vibe Consequences
TRIBEQA Bridge The Gap
JUAN ROZOFF Intoxicated
CORTEX Mary And Jeff
HOOKA HEY Brand New Place
Melle SANE Dans Ton Cul
LILICUB Vieillir est le Seul Moyen…
Disponible sur Itunes, Virgin Mega, Music Me, Fnac…
Sortie du nouvel album « Maison Rozoff » le 23 novembre
Ecouter un medley de 10 minutes de l’album Maison Rozoff
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Concert au New Morning le 18 novembre
Juan Rozoff est un bâtisseur essentiel du funk en France depuis le début des années 90. Et si vous ne connaissez pas encore son nom, ce n’est certes pas son talent qui est en cause (sa consécration en tant que « Prince » hexagonal devrait suffire à vous en convaincre), mais peut-être parce que ce petit génie du groove est authentique et prend son temps pour nous livrer son funk qualitatif, énergique et original, loin des musiques « thermo-moulées ».
Plus qu’un état d’esprit, une « PhiRozoffie » : la recherche du Tout
Fils d’une mère espagnole et d’un père franco-russe, Juan Rozoff se conçoit lui-même comme « FFusion », avec deux « F » comme Rozoff. Son refus inné des catégorisations et des conventions de l’industrie du disque selon lesquelles les productions devraient s’échelonner à un rythme imposé fait de lui un résistant naturel dont le funk, sa musique de prédilection, en est le symbole et l’arme la plus puissante. Le naturel fusionnel du funk est renforcé par le prisme de ce grooveur né dans un univers protéiforme allant du rock à la chanson française, des influences africaines au flamenco, qu’il qualifie de « blues latin », de la soul à la musique gitane. Interrogeant les émotions communes au travers de cultures variées, il se place ainsi au-delà des codes étriqués usuellement en vigueur dans une recherche de l’universel. Ainsi, la musique est perçue par Juan Rozoff comme une machine puissante au service de l’éveil et de la liberté (et chacun que sait que « sans maîtrise la puissance n’est rien », n’est-ce pas ?… Alors il prend le temps nécessaire). Pour y parvenir, la voie choisie consiste à pouvoir vraiment toucher les gens, ce à quoi il accède en créant d’abord ce qu’il aime et, d’autre part, en faisant passer sous un aspect léger, une joie de vivre ressentie rythmiquement dans le corps et au travers de la danse, des propos plus sérieux, tels l’ouverture d’esprit, des idées un peu « Bab » (faire l’amour physique plutôt que la guerre physique), voire l’accès à notre inconscient collectif… à ce qu’il nomme le « canal bleu turquoise de la mémoire », c’est-à-dire à une sorte de fibre optique qui nous permet de nous reconnecter avec tout ce que nous avons été, qui nous permet de nous remémorer à nous-mêmes, de nous raconter en dehors de notre espace-temps, de tous mots ou de tout jugement…
Fantaisie ? Certains y verront la même approche psychédélique que l’on retrouve dans le P-Funk, d’autres une dérive imputée aux psychotropes et les derniers la douce folie d’un original… et dans tous les cas, chacun aura certainement raison. En effet, Juan Rozoff est un homme qui prétend tout aussi bien avoir vu « la Roue », celle de l’espace-temps qui tourne continuellement et dans laquelle nous sommes pris, qu’un OVNI (en forme de zeppelin) lors d’un vol Münich-Zurick… mais qui dans le même temps ne se prend jamais trop au sérieux. Aussi, en en bon résistant face à la facilité mensongère ou irréfléchie du sens commun, il s’amuse avec les paradoxes, lesquels pourraient se résumer finalement en points d’équilibre, fruits d’une longue hésitation entre le sens et le son, comme l’avait écrit Paul Valéry au sujet de la poésie. La démarche créative de Juan Rozoff est d’ailleurs celle du poète : il joue (plus encore maintenant) avec les mots, les sons, les rythmes… et le public ? Tout comme le livre qu’il considère comme une ré-création d’autres énergies en présence que la sienne, la musique prend vraiment corps en celui qui la reçoit, un peu à la manière dont agissent les phéromones des êtres humains… Aussi, la perméabilité, la capillarité des influences et la liberté de « laisser jouer le mec [qui intervient] comme il le sent » créent cet espace d’échange créatif, cette énergie constamment renouvelée et quasi-électrique qui vise le plaisir de ressentir. Hédoniste instinctif, Juan Rozoff véhicule, au travers de sa musique et sur scène où il sait si bien « tout » donner, une sincérité si brute, si authentiquement originale, que son groove en est indéfectiblement entraînant. Quiconque a eu le bonheur de le voir sur scène en garde des fourmis dans les jambes !
Fort de ses expériences diverses et nouvelles (dont le suicide d’un proche, de multiples désillusions, et surtout la paternité), d’une introspection liée au moins partiellement à la maturité et d’une personnalité originale oscillant entre humilité (affirmant que « toutes les notes étaient là » et qu’à ce titre il n’en est que le réceptacle) et mégalomanie d’un FFunky Showman aux attitudes excentriques, Juan Rozoff n’est ni fleur bleu, ni idéaliste, ni, vous l’aurez compris, conventionnel. Prenant ainsi toujours le contre-pied de ce que l’on attend de lui, il se permet même quelques incursions vers la soul et la chanson groove avec un brio tel que vous serez à votre tour indubitablement en-Christé par la lumière que dégage le groove de cet « original Funk-Tzar » tant au travers de ses mélodies que de ses textes. Au fil de ce nouvel album, Juan Rozoff distille un esprit funky qui se passe à nouveau des codes du genre et, à ce titre, le revigore. Encore une pierre de plus à mettre au crédit de ce bâtisseur du funk !